14 avril 2024
recyclage automobile

Le recyclage des voitures en France : faire face à l’avenir par la coopération

En tant que puissance économique européenne, il n’est pas surprenant que la France soit en tête de ses pourcentages de recyclage de voitures. Une question plus intéressante est de savoir dans quelle mesure les Français sont préparés à un avenir où la pensée circulaire, la réutilisation des pièces automobiles et le recyclage des batteries deviennent de plus en plus importants. Quels sont les résultats du pays dans ces domaines ?

Comme d’autres puissances économiques européennes, la France peut se targuer d’avoir une industrie automobile florissante. Les principaux contributeurs tels que Renault et PSA (Peugeot, Citroën et Opel) représentent environ 7,2 millions de voitures vendues dans le monde. Le marché national – qui compte 32 millions de voitures – offre une base solide. Avec plus de 400 000 Renault, près de 380 000 Peugeot et 235 000 autres Citroën, ces trois marques automobiles françaises classiques sont immensément populaires. Pour illustrer : en 2019, 2,2 millions de voitures neuves ont été vendues en France.

Les grands scores

Tout ce qui est neuf finit par vieillir. Chaque année, plus de 1,5 million de voitures sont mises au rebut en France. En tant que véhicules hors d’usage (VHU), elles sont démontées et broyées, puis les plastiques, minéraux, fibres et métaux sont séparés. Les Français obtiennent des pourcentages de 87,4% de recyclage et de 94,6% de réutilisation utile du poids des voitures.  Plus de détails sur ce sujet, consultez le site de l’entreprise SARL Lambert, acteur principal depuis plus de 30 ans de la Région Centre pour le recyclage de vos véhicules et la vente de pièces d’occasion, nous nous adressons autant aux particuliers qu’aux professionnels (cabinets d’expertise automobile, assurances etc).

Le rôle des constructeurs automobiles

Les constructeurs automobiles français jouent un rôle important dans le processus de recyclage des voitures. Par l’intermédiaire de Renault Environnement, le leader du marché Renault détient la totalité du capital de la société de traitement des déchets en fin de vie Gaïa. En outre, l’entreprise participe à des coentreprises avec Boone Comenor (ferraille) et Indra (en coopération avec la société de traitement des déchets SUEZ). Collecteur de VHU, Indra ne compte pas moins de 350 usines de traitement nationales et a traité plus de 8,6 millions de VHU depuis 1985.

Production circulaire

Le Groupe Renault est particulièrement compétent dans la mise en place de systèmes de recyclage en boucle fermée. C’est ce qu’il fait depuis 2011. Le groupe récupère notamment des fils de cuivre, du platine et du polypropylène dans les véhicules hors d’usage. Dans sa propre usine de Choisy-le-Roi, le Groupe Renault se consacre au reconditionnement de moteurs et de boîtes de vitesses. L’approche de Renault est basée sur l’engagement, mais elle est également rentable, comme nous l’a expliqué Jean-Denis Curt, responsable de la production circulaire au sein du Groupe Renault.

Pièces d’occasion

Outre la philosophie de l’entreprise et la rentabilité, les lois constituent un moteur important dans les efforts des marques automobiles françaises. En France, les garagistes doivent présenter à leurs clients un devis comprenant des pièces d’origine réutilisées. Ce système est en vigueur depuis 2017 et n’est pas encore tout à fait étanche – tous les garagistes ne ressentent pas le besoin de rédiger ces devis alternatifs. Malgré cela, les ventes de pièces d’origine usagées ont énormément augmenté. En 2013, bien avant l’entrée en vigueur de cette loi, Indra Automobile Recycling a mis en place Précis. Il s’agit d’un moteur de recherche en ligne pour les pièces d’occasion d’origine qui ne comprend pas seulement la société mère Renault, mais aussi Toyota, FCA, Honda et Nissan, en plus de parties telles que Autoneo, Five Star et Acoat. Le fait que le Groupe PSA, concurrent de Renault, ait rejoint le projet début 2019 démontre le potentiel du catalogue de pièces d’occasion.

Collaborations

Les marques automobiles françaises devront relever leur prochain défi dans le domaine du recyclage des batteries. En effet, l’Europe est loin derrière l’Asie et les États-Unis (Tesla) en ce qui concerne la production de batteries lithium-ion pour les voitures électriques. Les entreprises de ces marchés détiennent une part de marché cumulée de 85 %. Afin de faire de l’Europe un producteur clé de batteries, les producteurs européens tels que le Groupe Renault et le Groupe PSA devraient prendre le contrôle des rares matières premières nécessaires à la fabrication des batteries des voitures électriques. Le recyclage est un élément essentiel de ce processus.

Partenariats

Avec Eramet, SNAM et Euro Dieuze Industrie (EDI), la France compte sur son territoire trois entreprises de recyclage qui savent traiter les batteries lithium-ion. C’est pourquoi PSA a conclu un partenariat avec SNAM en 2015, ce que BMW, Volkswagen, Toyota et Honda ont également fait. Depuis 2011, Renault collabore avec EDI, une filiale de Veolia. Cette entreprise récupère des matériaux comme le cuivre, l’aluminium, le cobalt, le nickel, le manganèse et le lithium des batteries à l’aide d’un procédé hydrométallurgique. À l’heure actuelle, l’entreprise recycle 85 % de son cobalt, et elle progresse également à grands pas dans le domaine du lithium. L’objectif final est de recycler tous les matériaux récupérés dans les nouvelles batteries produites par Renault, fermant ainsi la boucle.

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